Ondes électromagnétiques, 5G, Linky

Les vagues ondulent sur la mer. Sur la hauteur d’un poteau planté dans l'eau, l’eau monte et descend. Le nombre de montées ou de descentes par seconde est appelé la fréquence. Une montée par seconde c’est une fréquence de 1 Hz ”hertz”, deux montées 2 Hz, une montée toutes les 5 secondes c’est ⅕ Hz = 0,2 Hz.

Une onde électromagnétique est une sorte de vague électromagnétique dans le vide, l’air ou autre chose. En un point, ce qui monte et descend n’est pas une hauteur de l’eau, mais l’intensité du champ électromagnétique.

Un certain nombre de phénomènes ayant des apparences différentes sont en fait des ondes électromagnétiques, et ils ont donc la même nature. La seule différence entre eux, c’est la fréquence.

La lumière, les rayons ultraviolets ou infrarouges, les rayons X, les rayonnements des radars, les micro-ondes pour la cuisine, les ondes de radio FM, télévision ou téléphonie mobile sont des ondes électromagnétiques, les mêmes “montées et descentes”, mais à des fréquences différentes.


Parcourons les ondes en commençant par les plus basses fréquences...


  • Ondes induites par le courant alternatif d’EDF, sont des montées-descentes de 50 Hz

  • Ondes induites par le CPL des compteurs Linky d’ENEDIS, sont à 30-100 kHz "kilohertz"

  • Ondes Radio FM, 100 millions de montées-descentes par seconde, soit 100 MHz “mégahertz”

  • Ondes de la Télévision, sont des montées-descentes de 500 MHz .

  • Ondes de radio communication pour la téléphonie mobile

Autour de 1 milliard de montées-descentes par seconde, soit 1 GHz “gigahertz”, précisément entre 700 MHz et 3,5 GHz, on trouve la 3G, la 4G et la 5G actuelle

Dans quelques années à 26 GHz, il y aura la 5G millimétrique


  • Ondes du WiFi, pour les réseaux locaux, elles sont à 2,5 Ghz ou 5 GHz

  • Micro-ondes, pour chauffer les plats cuisinés

  • Ondes radar, pour repérer les avions, parce qu’elles se réfléchissent bien sur le métal

A partir de ces fréquences, les ondes ont un effet sur le corps, puisqu'on les sent

  • Rayons infrarouges, efficaces pour réchauffer. Les gaz à effet de serre laissent passer les infrarouges du Soleil, mais capturent les infrarouges renvoyés par le sol (de plus petite fréquence), qui, ne pouvant aller vers l'Espace, réchauffent la planète.

  • Lumière, les seules ondes électromagnétique que nos yeux voient, avec par exemple

430 000 milliards de montées-descentes par seconde, soit 430 THz “térahertz”, pour la lumière rouge

500 THz pour la lumière orange

630 THz pour la lumière bleue

750 THz pour la lumière violette

Là nous passons au-delà du seuil des effets biologiques à problème

  • Ultraviolet, qui sont responsables du bronzage et des coups de soleil

  • Rayon X, qui sont utilisés pour la radiographie

  • Rayons gamma, qui sont émis par les étoiles et les réactions nucléaires.


Les rayons gammas sont les plus hautes fréquences.

Les photons

Au contact d’un objet, les ondes se comportent aussi comme si elles étaient des pluies de grains d’énergie, les photons. Ceci conduit à ce qu’il y ait deux valeurs importantes liées à l’énergie d’une onde:

L’énergie d’un photon

Elle est proportionnelle à la fréquence de l’onde, les photons gamma sont donc les plus énergétiques.

L’effet potentiellement destructif sur une molécule dépend de l’énergie du photon qui va la heurter.

L’énergie totale de l’onde

Elle est le cumul de l’énergie de tous les photons.

L’effet de chauffage sur un objet dépend de l’énergie totale de l’onde, ou encore de celle de tous les photons, chacun donnant un peu d’énergie.

L'énergie individuelle d'un photon

Notre corps est sensible à l'énergie d’un seul photon comme à l’énergie totale:

l'énergie individuelle d'un photon peut, si elle était grande, provoquer un cancer

Pour qu’une onde ait des photons assez énergétiques pour avoir un effet sur l’organisme humain, il faut que sa fréquence soit au moins celle de la lumière visible.

A partir de la lumière visible, vers 430 THz, les photons ont assez d’énergie pour être détectés donc vus par nos yeux, mais ils n’en ont pas assez pour faire davantage d’effet.

A partir de l’ultraviolet, vers 1000 THz (= 1 000 000 GHz), les photons ont assez d’énergie pour faire des dégâts dans les molécules les plus fragiles de notre corps comme l’ADN, et peuvent induire des cancers. C’est pour cela que nous devons nous méfier des rayons ultraviolets, X et gamma. Les dommages se cumulent d’exposition en exposition, et les effets néfastes peuvent apparaître à long terme.

Les photons de la téléphonie mobile 3G, 4G et 5G actuelle, vers 1 GHz sont un million de fois trop faibles en énergie pour occasionner des dégâts.

C’est pour cela qu’il n’est pas étonnant que, malgré l’exposition de plus d’un milliard d'humains à ces ondes (plus fortes d’ailleurs venant du téléphone que de la station) depuis des décennies, et un nombre considérable d'études, aucun effet n’a jamais été prouvé.

L'énergie totale de l'onde, ou encore l'ensemble des photons

l'énergie totale d’une onde peut, si elle était grande, chauffer tellement que nous aurions des brûlures.

Pour le chauffage, il n’y a pas de seuil, tous les photons peuvent contribuer à l’échauffement. Ce qui compte pour ce chauffage et son impact sur la santé humaine est la puissance reçue.

Une station de base 5G rayonne une puissance dans l’espace, et un humain dans la rue reçoit environ quelques mW “milliwatt”. Ce chauffage est très faible.

Un téléphone mobile a une puissance maximale inférieure à 10 W.

S’il devait y avoir un effet, il viendrait plus du téléphone que de la station. Les téléphones en marche sont tièdes, et ceux à l’arrêt ne sont pas tiédis par la station.

Au-delà, il y aurait des brûlures, un effet biologique immédiat, pas long terme. 🀫


Denis Attal



"Scientific Consensus on Cell Phone Safety

Scientific studies: The FDA’s physicians, scientists, and engineers regularly analyze scientific studies and publications for evidence of health effects of exposure to radio frequency energy from cell phones. The weight of nearly 30 years of scientific evidence has not linked exposure to radio frequency energy from use of cell phones to health problems, such as cancer.

Public health data: The FDA also monitors and analyzes public health data on cancer rates in the U.S. population. The data clearly demonstrate no widespread rise in brain and other nervous system cancers in the last 30 years despite the enormous increase in cell phone use during this period. In fact, the rate of brain and other nervous system cancers diagnosed in the United States has decreased for the last 15 years or so.” (source: fda.org).